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Le désenchantement.

19 décembre 2011
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Ce mot s’impose à moi, celui de cette chanson de Mylène Farmer, notre mère à toutes et tous (sauf à certainEs).

Le mouvement associatif LGBT (et d’autres lettres encore…) est inséparable de la lutte contre le Sida, elle est génétiquement inscrite -souvent dans les statuts même- des associations luttant pour l’égalité des droits et la lutte contre les LGBTphobies.

Ce milieu là est souvent décrié, rayé par nombres de personnes sans le connaitre, sans savoir que des gens, militants, donnent du temps, beaucoup de temps pour une cause, des causes qui ont eu pour conséquence de bénéficier à l’ensemble des LGBT et même des hétérosexuelLEs, la dépénalisation de l’homosexualité et la création du PaCS sont les deux exemples les plus significatifs. Nous ne vivons pas dans un monde idéal, beaucoup de choses restant encore à faire. Voilà pourquoi les militants d’aujourd’hui, sont les héritiers des ceux d’hier.

Autour de moi j’ai souvent entendu des critiques que je ne comprenais pas, que je ne partageais pas. Un monde clôt, fermé, incompréhensible qui avait donné comme impression de parler au nom de tout le monde.

Les critiquer oui, mais avec respect.

Le critiquer il le faut, une critique constructive restant bien meilleure. La présence de mouvements un peu plus « radicaux » ont l’avantage de permettre de ne pas nous endormir sur nos acquis tel que nous avons eu à le vivre avec le vote du PaCS, le soufflet était retombé,  nous avions la reconnaissance de nos couples, la vie était belle. Seulement il nous a été difficile de reprendre notre bâton de pèlerin et de retourner au combat pour exiger bien plus d’égalité car au fond, nous restions encore des citoyens de seconde zone.

J’ai parlé d’héritage, et je le revendique. A mes yeux, le commencement de l’ère militante débute avec Magnus Hirschfeld dans l’entre deux guerre, une pause entre l’arrivée d’Hitler a la tête de l’Allemagne et la libération de l’Europe. A partir de ce moment là, un processus long, intense s’est enclenché.

Pourquoi ce rappel?

Parce que cela n’est pas enseigné dans les manuels scolaire, ce n’est pas comme dans toutes les familles ou la grand mère raconte ce qu’elle vivant du temps ou sa mère était là. Une transmission qui n’a pas lieue dans notre histoire collective et dont notre vie aujourd’hui découle.

Ce mouvement militant fut traversé par une forte envie de bouleverser la société, les codes, les carcans dans lesquels « nous » étions. Le mouvement féministe avant beaucoup avancé, nous y avions contribué, il était temps pour nous aussi de récolter le fruit de nos mobilisations. Dans ce mouvement qui voulait révolutionner le monde, il y avait un coté subversif, pas comme les autres. Nous n’étions pas les autres, alors pourquoi vivre et penser comme eux. Aujourd’hui certains penseront que c’était d’affreux gauchistes mais après tout, ils bougeaient eux…

Mais patatra, 1983 et le virus du Sida est isolé, un virus terrible qui sera lié a jamais à ce mouvement qui voulait des droits et qui finalement ne réclamera qu’une chose, trouver un moyen de pouvoir vivre encore un peu plus longtemps.

« Nous » comptions et enterrions nos morts.

Terminé le temps de la controverse, il est temps d’être sérieux.

Voilà donc d’ou nous venons.

Aujourd’hui, je crois sincèrement que nous venons de définitivement perdre l’état d’esprit qui caractérisait le #LGBT’fightmouvement.

L’Interassociative lesbienne, gaie, bi et trans (Inter-LGBT), sont Conseil des Associations pour être précis, vient de voter par 33 pour et 3 abstentions l’adhésion d’une association en son sein: Osez le féminisme (OLF). Oh la belle idée que voilà en lisant ça sur le papier. Car il ne faut pas oublier une chose, c’est qu’historiquement, le féminisme et le mouvement homo était lié et s’est ensuite mutuellement perdu de vues… Une fois que les associations féministes eurent ce qu’elles demandaient (très légitimement d’ailleurs, elles ont eu peu beaucoup laissées tomber leurs soeurs et frères homosexuelLEs qui avaient bien besoin de faire avancer les choses.

A nouveau, le féminisme et les LGBT ont renoués formellement.

Seulement voilà, c’est sans connaître OLF, une association dont nous pourrions nous féliciter, non pas de son existence, car malheureusement il est regrettable de devoir encore militer sur ce sujet là en 2011… mais les choses sont ainsi, il faut lutter encore et encore. OLF association féministe (car je ne suis personne pour juger ou pas de qui l’est) tient un discours très précis sur les prostituéEs, la prostitution et les clientEs. Je tiens à énumérer ici ces trois mots qui sont indissociables, un peu comme homosexuelLE et homosexualité… Nier l’un ou l’autre est ridicule. Il y a un quatrième mot, qui lui est a part bien qu’important sur ce sujet. J’y reviendrai.

Elles sont très clairement abolitionnistes et le revendiquent. 

CertainEs pourront se demander pourquoi cette adhésion est si intriguante à mes yeux, pourquoi elle touche au plus profond ma conscience. Elle est concomitante avec un autres évènement.

La présidente du Centre LGBT Paris Ile-de France a, prit au nom de l’association qu’elle préside et en son nom la décision d’être du coté de se courant de pensée.

Ce courant de pensée antiputes, qui s’oppose totalement à ce que les prostituéEs puissent avoir un statut juridique protecteur, que les cotisations qu’elles payent aujourd’hui ouvrent des droits à la Sécurité sociale. honteux pour elles, elles doivent faire autre chose même. Si celles et ceux qui ont faits le choix d’être prostituéEs qui ne demandent pas l’aumône, mais la reconnaissance de leurs droits, et de disposer pleinement de leurs corps comme ils et elles l’entendent (dites donc, c’est pas ce qui revendiquent aujourd’hui les associations LGBT et revendiquaient les femmes dans les années 70?).

Vilaines proxénètes déguiséEs en prostituéEs!

La meilleure défense c’est l’attaque, la meilleure attaque c’est le dénigrement.

Aujourd’hui les prostituéEs ont faits comme nous, comme les femmes pour leurs droits, elles et ils s’organisent, elles et ils revendiquent, elle ils militent, elles et ils manifestent.

Ils et elles ont un syndicats, le Strass.

Une élues de gauche eut la bonne idée de les traiter de proxénètes, belle idée qu’elle a eut, en première instance et en Appel, Henriette Zoughébi fut condamnée par la justice.

Je passe ici nombres les évènements passés, les mots, les écrits blessant, outrageant pour des gens, des Etre humains, qui ne demande finalement pas grand choses.

J’ai parlé d’un quatrième mot, il est important, c’est celui de proxénétisme. Les filles et les garçons de Strass ne font pas l’impasse sur ça, ils et elles le combattent. Se prostituer soit être un choix, ce ne doit pas être une contrainte, sinon ce n’est pas de la prostitution, c’est de l’esclavage, de la traite d’humain.

Chez OLF et la présidente du Centre LGBT, donner un statut au prostituéEs, c’est favoriser la proxénétisme.

C’est a croire qu’elles font exprès de ne pas comprendre.

Comment imaginer que donner des droits à des gens, puisse multiplier un fait. C’est comme de dire qu’en ouvrant le mariage aux couples de même sexes, il y aura plus de gens qui vont être homosexuelLEs, au mieux c’est idiot, au pire c’est débile…

La guerre des chiffres fait rage, les abolitionnistes font tout pour nous abreuver de chiffres, mais en fait, comment compter quelque chose qui n’existe pas, qui n’a pas d’existence légale? A moins que Caroline de Haas (fondatrice d’OLF) soit la mère spirituelle de Madame Soleil, je me demande comment ces chiffres sont calculés…

Ce mouvement, sacralisateur de l’acte sexuel, faisant du corps presque un interdit, même quand le consentement est clairement exprimé car il faut le dire et le redire, quand une femme dit non, c’est non, aussi avec les putes…! Ces femmes (et ces hommes) qui ont tout oubliéEs de la lutte féministe pour que ce corps entravé, manipulé, passé de père en mari puisse être libre, disposé par sa seule propriétaire, elle même.

Aujourd’hui le mouvement LGBT par l’entremise de l’Inter LGBT, structure importante, dans laquelle j’ai exercé une fonction, celle qui tout les ans organise l’une des plus grande manifestation de France vient de faire un pas vers ce mouvement.

Comment une simple adhésion peut-elle faire penser cela?

Au sein de l’Inter-LGBT, un projet est en discussion, peut-être qu’il ne va pas aboutir, je l’espère.

La fusion entre L’Inter LGBT et le Centre LGBT… vous me comprenez maintenant?

Une structure d’accueil, social, psychologique, juridique, conviviale tel qui l’est le Centre LGBT qui ne devrait pas prendre une position aussi clivante, presque discriminatoire à l’égard d’un public qu’elle est amenée à rencontrer, car bien que les abolitionnistes ne cesses de le minimiser, il y a une prostitution masculine bien plus grande qu’elle ne l’imagines. Connectez vous sur Gay Roméo et vous constaterez à quelle point ce n’est pas anodin.

En face vous avez une Interassociative, composée d’associations diverses, militants pour les droits des LGBT, politique, revendicative, prenant partie. Certes, en sont sein, il y a déjà des associations abolitionnistes, MAIS et ce détail est important, avant d’être abolitionnistes, elles sont LGBT.

Deux structures aux missions importantes, essentiels mais tellement différentes que les mutualiser -car c’est cela qui est mis en avant- ne fera que brouiller le message.

Comment imaginer que la communication d’une structure unique puisse être différencié des ces deux missions… l’une n’irait donc pas avec l’autre…

Je suis au bord de la schizophrénie .

Alors que la présidente du Centre LGBT annonce sont départ de la présidence en Février, elle se rapproche de l’Inter LGBT pour proposer ce projet. Facile de fusionner sa structure avec une autre juste avant son départ. C’est un peu comme faire inscrire une règle d’or dans la Constitution à la fin de son mandat… (Nicolas si tu lis mon blog…) c’est tout sauf courageux.

L’arrivée d’OLF au sein de l’Inter-LGBT concomitamment à se projet de fusion, laisse percevoir l’idée que les idées abolitionnistes trust le mouvement LGBT pour mieux arriver à leurs fins tel que dans les partie politiques.

Pour le politique, c’est gagné avec le projet de pénalisation des clients, ouvrant encore un chemin à la précarisation des prostituéEs, et n’oublions pas que plus une ou un prostituéE exerce dans la clandestinité, plus elle est à même de prendre des risques avec sa sécurité et sa santé.

Pour le mouvement LGBT, il est encore temps…

Ce n’est pas le monde associatif que j’aime, ce n’est pas celui du respect des gens, de la volonté d’aller encore plus loin vers la reconnaissance du droit de vivre librement.

 

Je chercher une aaaaaame quI pourra m’aideeeeeer… je suis d’une généraaaaaatION désenchantéééééée…

 

 

15   |

La ligne rouge.

15 décembre 2011
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Je suis atterré.

Hier le site internet d’information vih.org a publié un article relatant un jugement rendu par le Tribunal de Grande Instance de Paris.

Ce jugement et la cause de la plainte pose plusieurs questions.

De par le passé -et le présent- nous entendions parler ici ou là que des personnes séropositives, portaient plaintes contre d’autres personnes séropositives qu’elles jugeaient responsables de leurs séroconversions.

Des séropositifs contre des séropositifs, jusque là pas de soucis, ça ne dérange pas grand monde.

Selon vih.org donc, le 15 novembre 2011, le TGI de Paris est saisi d’une affaire opposant une personne séropositive contre deux personnes dont le statut sérologique n’est pas précisé.

Un plan à trois qui a mal tourné?

Nous ne le saurons pas et là n’est pas le problème. Ces deux personnes ont publiquement dévoilées le statut sérologique du plaignant.

Il est possible d’imaginer -au première abord- que cette procédure est le fruit de la judiciarisation de notre société et qu’en plus de tout demander aux enseignants et aux policiers (avec ou sans Kalachnikov d’ailleurs…), il est maintenant demandé aux juges de réglés tout nos différents et nos plus ou moins grandes contrariétés.

Combien de fois ai je eu à vivre les regards d’appel à l’aide d’amiEs qui dans une conversation dont certains participants m’étaient totalement inconnus, ceux ci me demandaient d’un regard insistant si oui ou non ils pouvaient parler de ma séropositivité. Bien évidement, cette interrogation était concomitante au sujet de la discussion.

Savoir que je suis séropositif alors que nous échangeons nos astuces pour rendre la couleur de nos caleçons plus éclatante n’a que très peu d’intérêt.

Il n’en demeure pas moins que les amiEs qui sont autour de moi savent que l’annonce de ma séropositivité m’appartient et que je suis seul à décider de dire ou de ne pas dire mon statut sérologique, quel qu’en soit la raison et le contexte.

Le tribunal dans son jugement reconnait que:

« la santé de tout un chacun est un élément de sa vie privée »…

MAIS

« Â … il ne peut, dans certaines circonstances notamment quand un risque vital peut être encouru par des tiers être reproché à des tiers de mettre en garde [...] des personnes susceptibles d’être touchées par ce virus. »

En gros, si un pote dévoile sans mon consentement mon statut sérologique, il n’est pas civilement responsable. Car des circonstances peuvent le justifier.

Mais alors lesquelles? Car cela peut ouvrir une porte qui serait difficile de refermer. Imaginez qu’un collègue dévoile la séropositivité de son voisin de bureau au Directeur… et que -comme si cela n’arrive jamais- l’employéE se fasse licencier, intouchable le collègue délateur? Non bien sur, donc le tribunal précise:

« le tribunal rappelle que le fait de taire sa séropositivité avant d’avoir des relations sexuelles est un délit »

Et bien voilà, un pas est franchi, et la mise au point est claire. Exit le risque au boulot, mais par contre au pieux, t’as intérêt à montrer patte blanche!

Sans rire, si je ne dis pas à mon potentiel futur partenaire/plan cul/fuck buddy que je suis séropositif, je suis en train de commettre un délit.

Si la dicibilité des personnes séropositives est à promouvoir et doit être un objectif à atteindre, celle-ci ne peut s’obtenir aux forceps. Ni socialement, ni dans un lit celle ci ne peut être contrainte et subit, c’est une chose encore trop souvent difficile à dire pour qu’en plus de cela la justice puisse s’en mêler.

Bien que je ne sois pas favorable à une Loi qui interdise totalement l’ouverture d’une procédure judiciaire, car le cas par cas doit demeurer, et c’est aux procureurs de la République de décider si oui ou non il y a matière à poursuivre, mais à condition que l’ensemble des magistratEs soient en mesure de comprendre et de juger en connaissance de cause. Cela implique donc une formation à l’Ecole Nationale de la Magistrature avant de siéger et de requérir. Est-ce le cas, j’en doute malheureusement.

Il est à craindre qu’une ligne rouge vienne d’être traversée. Le juge pensait-il une seule seconde de la portée de son jugement car il en a  une -ne serait-ce que symbolique- extrêmement importante, qu’il soit d’Assise, Correctionnel ou Civil, ce jugement donne un signal fort aux personnes atteintes par le VIH:

Vous l’avez, et vous devez le dire, quoi qu’il vous en coûte.

 

94   |

Faut qu’travaille… mais j’veux pas…

30 octobre 2011
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Voilà trop longtemps que je n’ai pas posté d’article, un rythme à reprendre…

 

Il y a une une semaine, j’ai passé un entretien d’embauche.

 

Pour mémoire, j’ai déjà un taf, la vie est presque belle, sauf que je sais bien que ce boulot là n’est pas pour toute la vie. Alors, je cherche « ailleurs ».

Entre temps, je me suis dis, quitte à avoir des droits, autant les faire valoir,  suis séro+, la reconnaissance « travailleur handicapé » est… « de droit ».

Va t’y pas que je me dirige vers la MDPH (Maison Départementale des Personne Handicapées) de Paris, bon, j’y arrive, je d&pose mon dossier… c’est de droit, donc… pratiquement automatique (me dis’je), et bien non, ça va prendre quelques mois… (11 mois me dit la préposée…). Ça, c’est fait…

Y a une boite, qui me plait, à mes yeux le top du top.

 

Je postule.

 

Un petit coup de main, et zou mon CV s’en va. L’épreuve du CV, une torture, rédiger, actualiser, formater sa vie professionnelle, un calvaire…

Quelques jours après, un coup de téléphone, c’est la dite boite, ils veulent prendre rendez vous. Ni une ni deux, c’est bouclé.

Je stress (normal), suis tiré à 26 épingles (comme d’hab’), suis à l’heure (ni normal, ni comme d’hab’).

Deux personnes me reçoivent, un entretien normal, à un détail prèt. Lors de mon entretien, la DRH me dit « j’ai eu vent de votre statut COTOREP » (ancienne dénomination de travailleur handicapé). J’explique tout d’abord que ce sigle n’existe plus histoire de me mousser un peu… et j’explique qu’administrativement « pas encore » mais que… « cela va arriver ».

Lors de notre entretient, elle fut très interrogative sur les raisons qui ont faits que j’ai quitté la Police…

Une fraction de seconde passe et je me lance…

 

« Je vais être franc avec vous, bien que la Loi me protège, je suis séropositif ».

 

Elle ne fut pas « surprise », non pas que cela soit visible (quand bien même) sur mon visage, mais en fait je crois qu’elle s’en foutait royalement…

Nous en parlons, un peu. Aucune question, mon état de santé, les médocs, la maladie… bref, c’est un non sujet.

Une heure d’entretien, je repars, le coeur battant, en me disant « cool… ».

Une semaine après, je passe une second entretien… bien… le directeur me présente le poste, une heure après, la question qui tue:

 

« Vous commencez quand? ».

 

J’ai démissionné, jeudi matin j’ai un nouveau boulot.

La discrimination des personnes séropositives existe, elle est plus grande, bien plus grande, au boulot, dans la vie, au lit… mais des fois, il est bon de parler des bonnes expériences. Etre séropositif, est un état de santé, pas une complication professionnelle.

 

Comme dit des fois un ami « La vie est belle »… en +.

 

20   |

Connerie grandeur nature.

26 avril 2011
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Il y a des journées comme ça qui commencent merveilleusement bien et qui finissent mal. Aujourd’hui fut une journée comme celle là.

 

Ou?: mon boulot

Qui?: mes collègues

Quand?: aujourd’hui

 

J’ai pour habitude le matin en passant devant la cafetière de prendre deux gobelets de café afin d’en apporter un à ma collègue et un autre pour moi même, je crois savoir que ma collègue apprécie ce geste d’attention simple. Pas de chance, plus de gobelets en cartons, je me penche, j’arrive à trouver des mugs. Sans le savoir, je viens de prendre les tasses d’agents avec qui je travaille. Je me dis que c’est pas bien méchant, je vais les rapporter après avoir siroté mon café et fumer ma clope… candeur… candeur!

Mes journées sont pleines, pas de quoi chômer. La journée passe quand dans un couloir je croise un agent qui m’interpelle: « C’est vous qui avez ma tasse? ».

Je sens d’avance un problème venir, cet agent n’a pas -je le sais- une grande affection pour moi, je fais le choix de la jouer mezzo mezzo: « Oui, toutes mes excuses, je ne savais pas que c’était ta tasse, je vais te la rendre ». Je pensais que « l’incident » allait s’arrêter là… candeur… candeur (décidément!).

D’un ton hésitant il me dit: « Non non, gardez là, je vous la donne maintenant ».

Je suis un peu scotché, je m’étonne d’une si grande sollicitude, m’enfin pourquoi pas. Je descends les escaliers, et là je m’arrête, en me demandant « non, c’est quand même pas ça…? ».

Je retourne à mon bureau quand un autre agent m’arrête en me disant: « Oulala, il est pas content… euh… tu sais… il m’a dit que c’était pas bien de t’avoir donné sa tasse ». Encore une fois interrogatif elle se sent le besoin de compléter les propos de son collègue: « Les gens comme toi ont des maladies, non mais tu te rends compte?! » L’agent tout aussi atterré que moi par une si grosse bêtise.

Seulement après deux minutes, je commence à réaliser… je suis furax.

Je claque une porte (drama queen quand tu nous tiens…), je chope une clope et je vais me calmer.

Je ne cache pas qu’entre mon bureau et là ou il est autorisé de fumer, si j’avais eu le malheur de le croiser, je ne sais pas si ma réaction eut été… intelligente. Il a eu de la chance.

Alors voilà, que penser de tout ça? Homophobie? Sérophobie? C’est forcément l’un ou l’autre et dans les deux cas c’est discriminatoire.

Je ne peux pas écrire ses lignes sans souligner l’attitude affectueuses de mes « autres » collègues qui eux ne pensent pas comme ça.

A ceux qui pensent que d’être séropositif est une sinécure, voilà, à vous de juger. Certes il y a les tri-thérapie, mais il y a la vie tout autour, elle est belle, elle donne de l’espoir, mais des fois il y a des coups dur comme ça. Certes les choses avancent, mais ce type d’exemple me confirme dans l’idée que vis à vis du VIH nous sommes médicalement en 2011 mais que socialement il y a encore du retard…

En écrivant ce post mes pensée « vont » à Sophie de Menthon et à ses propos, car la pédagogie par l’exemple, ça ne marche pas tout le temps, mais ça aide… si elle pouvait aussi apporter sa pierre à l’édifice… en se taisant, je lui en serai grès.

Jugez vous même:

 

Je suis séropositif, je le suis et vais le rester, il va bien falloir qu’ils fassent avec.

 

 

30   |

Crète de coq

22 avril 2011
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Tapons nous les uns des autre.

C’est bien ce leitmotiv qui ensorcèle la « communauté » LGBT en ces temps particulièrement ensoleillés, il faut dire qu’il tape fort le bougre.

Nous toutes et tous #transpédégouine passons notre temps à critiquer les uns, les autres, l’une ou l’autre. « Il a dit ça, elle fait ceci » à croire que finalement, le passage de l’enfance à l’age adulte ne doit pas se situer là ou nous pourrions le croire. Bref, tout LGBT que vous êtes, vous confirmez une chose: « L’homosexualité, ça guérit pas de la connerie ».

Et comme la connerie ça se partage, partageons.

Pendant que les critiques contre l’affiche de l’Inter LGBT fusaient, j’étais comme un… coq en pâte. Je ne pouvais cesser de me demander comment une telle affiche (quoi que très discutable) pouvait provoquer autant  de haine, si ce n’est de la bêtise.

L’utilisation du mot bêtise cible ici (soyons courageux) le représentant de l’association le Refuge qui crois que c’est en utilisant le poison de l’homophobie qu’il va réussir à lutter contre, n’est pas Mithridat qui veut. C’est bien d’avoir créé une association dont le but est louable à souhait, mais si la dite association est là pour vilipender et permettre à son dirigent de vomir de grossières erreurs sinon d’être presque follophobe alors le mot usité par la « rue arabe » lui va très bien: DÉGAGE.

Je viens là de faire par moi même la démonstration de la situation actuelle, 17 lignes après dans un blog sur le VIH et je ne parle pas de VIH.

Syndrome de Stockholm quand tu nous tiens!

Puisque ce blog est là pour parler du VIH, et que la mode est à la critique artistico-militante, je vais tenter ici de me lancer dans le jeu, mais sur d’autres visuels bien sur (j’adore le poulet, mais jusqu’à un certain point!), le VIH fait « vivre » nombres de graphistes et d’agences en communication, ça va saigner.

Le SNEG et l’agence TBWA-MAP

Ils nous offre un visuel particulièrement croustillant, celui ci reprend les couleurs arc en ciel composé de cachets (une trithérapie surement) accompagné de la question qui tue: « Notre fierté? »

Étant donné qu’il n’est généralement jamais bon de jeter le bébé avec l’eau du bain, nous ne pouvons que nous féliciter de la mobilisation des entreprises « de convivialités » sur le sujet, à force d’y consommer, nous ne pouvions pas en attendre moins. Mais vouloir faire, ce n’est pas forcément bien faire, en effet, le visuel en lui même est une réussite, et comme toutes belle surprise il arrive qu’un grain de sable fasse retomber le soufflet. La question « Notre fierté? » est en trop, mais alors VRAIMENT en trop. Je me souviens de ma réaction en découvrant en boite ce visuel, je fus atterré, ulcéré presque humilié.

Connaissant certaines personnes au SNEG, je ne doute pas une seconde qu’il n’y avait pas malice, mais pour le coup, c’était raté.

Comment peuvent-t-ils nous poser cette question?

Si nous partons du principe que le contraire du mot « fierté » c’est « honte », je dois avouer m’en poser moi même des questions…

Avons nous honte de « nos » séropositifs?

Parce que les gays furent (sont) particulièrement touchés par le sujet, serions nous entrés dans un état de trop plein et que « Ã§a suffit, maintenant ils commences à nous faire chier ces pédés séro+ »? Au lieu de se demander si nous devrions être fier ou non, il eut été plus judicieux d’affirmer « positivement » la présence des personnes séropositives, non pas pour inciter ou prôner la baise sans capotes, mais bien pour lutter contre la sérophobie, car c’est là ou le bas blesse,  il y a, il existe « en notre sein » une sérophobie latente quand elle n’est pas flagrante…

Enfin, je vais répondre à la question, oui je suis fier, oui je suis fier qu’en France (encore pour le moment) nous ayons accès aux trithérapies, car je n’oublie pas qu’ailleurs ce n’est pas le cas.

Enfin AIDES.

Il y a quelques jours, je naviguais sur mon Facebook quand sur le mur d’un ami je vois le lien d’une vidéo de prévention (enfin, je le suppose) de l’association AIDES « Clever Dick ». La curiosité me pique au vif.

Un garçon (charmant au passage), qui visiblement fait des merveilles avec sa bite. Il peut résoudre une équation, signer des autographes et must du must, désamorcer une bombe… tout ça avec son frifri… DINGUE.

Alors un moment donné, il passe à la casserole le garçon (enfin un peu d’action!), il est en train de peindre, la mannequin lui fait des signes pour qu’il aille la rejoindre. Elle lui met la capote (tout ça suggéré). Un « slogan » de fin pour conclure cette Å“uvre cinématographique:

« Clever dick protect themselves » (Les sexes intelligents se protègent)

Merci du sous titre, car moi je parle pas une broque d’anglais, bah ouai, désolé j’ai fais allemand première langue.

Je sais pas, je pige pas, les autres sont bêtes? Parce qu’encore une fois, si je prends le mot inverse d’intelligent, c’est « bête ». Quand je vois l’ensemble du film, effectivement, à force de prendre les gens pour des cons, ils risquent de le devenir…

 

30 ans de lutte, 30 ans de militantisme, 30 ans d’expérience pour en arriver là… SHAME!

 

 

 

 


5   |

Good Bye Sida

30 novembre 2010
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Demain c’est le 1er Décembre… mon dieu, mais que peut’il bien y avoir ce jour là à mon agenda?

Journée Mondiale de lutte contre le Sida, c’est bien, il en faut une… au moins pour le symbole.

La veille (c’est à dire aujourd’hui) va être diffusé sur ARTE le documentaire Good Bye Sida d’Yvonne Debeaurmaché. J’ai eu le plaisir de participer à ce documentaire.

Un magnifique portrait de famille.

Une série de portraits, de personnes vivant avec le VIH… des visages, des histoires, des vécus… la vie quoi.

Pourquoi participer à un tel documentaire?

Parler du VIH c’est bien, mais parler des séropositif… c’est bien aussi, et malheureusement nous n’en parlons pas assez. Faire de la prévention, c’est aborder L’ENSEMBLE des aspects de la maladie… Le virus, les traitements, la capote… et les personnes! Car il y a des personnes derrière cette maladie, il y a des histoires de cul, des histoires de coeur, des travailleurs et des travailleuses…

Ce documentaire interroge, interpelle… et c’est tant mieux.

Moi même qui y ai participer il me bouscule (et c’est encore tant mieux). Je pense à ces femmes qui ont témoignées, mais à visage couvert. Pourquoi? Elles doivent avoir de bonnes raisons, et justement, parce que ces raisons sont bonnes, elles me font enragés. C’est bien la preuve qu’aujourd’hui en France, vivre sa séropositivité au grand jour, presque « banalement » n’est pas encore possible.

Ce documentaire va surement agacer, contrarier… mais à mon sens il est inattaquable, tout simplement parce qu’il est vrai, totalement vrai.

Il montre des témoignages, du vécu. Les séropositifs et séropositives de ce documentaire apportent leurs propre vérités, ce qu’ils vivent, ce qu’ils ressentent. Parce que là est l’intérêt de ce film, ce sont les personnes vivant avec le VIH qui parlent, et personnes d’autres. Certes les médecins sont là, Bruno Spire le Président de l’association AIDES, mais ils sont « minoritaires »… pour une fois. Peut importe ce qu’ils disent, c’est la parole des personnes directement concernés qui prime…

Les peurs et les attentes, les doutes et les espoirs.

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L’humeur en -

16 novembre 2010
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En cette période de remaniement ministériel, je me demande pour si moi aussi je vais pas un peu remanier ma vie.

Rien ne va.

Je viens de « digérer » le fait que mon ancien petit ami se tire avec un autre, et paf! Un autre garçon rentre dans ma vie, jusque là, tout va bien…. Il habite… un peu loin. Nous voilà dans une merveilleuse relation, pleine de compréhension, d’attention,  de tendresse et de douceur. Mais il n’est pas là. je ne suis pas là. par principe la distance n’est pas un problème, c’est dans sa quotidienneté qu’elle l’est… problématique. Hier soir j’étais en larme, et lui fatigué. Nous ne pouvions pas être présents l’un pour l’autre…

En ce moment mon virus me pèse, je sais qu’il est là. Il me nargue, me chatouille… il se moque de moi.

J’ai l’impression d’être trop dans « l’empathie », un rien me bouscule, une mauvais nouvelle et c’est pour moi un drame. A fleur de peau et épidermique, je ne suis pas dans un état normal.

Tout ce qui se fait et se dit sur le VIH m’énerve, comme l’impression que cette « affaire » vire à la comédie de boulevard. Je veux bien prendre ma part dans cette imbroglio asociativo-administratif. les associations sont diverses et c’est une chance, mais des fois, des crises d’égo et de pouvoir font reculer la qualité du débat.

Roselyne Bachelot part du ministère de la Santé, c’est bien la première fois que celle ci écoute et exécute une demande d’Act-Up Paris… Comme quoi, arrive à point qui sait attendre.

Un plan SIDA vient de sortir, il est long, il est lourd, il est volumineux.

Un plan SIDA vient de sortir, il est en retard, il est creux, il est mal financé.

L’ancienne Ministre de la Santé et des Sport avait un « crédit » de sympathie auprès d’une partie des LGBT, même ceux de gauche. Non pas politiquement, car elle reste une femme politique de droite, mais sur un plan humain (ce qui au passage est bien plus gratifiant). En acceptant le poste qu’elle vient de céder à Nora Bera, tout ce pourquoi elle fut aimé ou simplement respecté vient de partir en fumer. j’ai entendu ici et là, dans la bouche de gens n’ayant pas forcément beaucoup de points en commun cette phrase cinglante:

« Elle est la pire Ministre de la Santé que nous avons eu. »

Ma mauvaise humeur se porte aussi sur mes cachets, cette putain de trithérapie de merde que je ne peux pas voir en peinture. Ils sont là, je regarde régulièrement la boite. Elle reste dans le placard…

Pas envie de me faire chier avec!

J’aime pas ma vie en ce moment tout simplement parce que tout ce que je déteste m’atteint facilement et tout ce que j’aime est compliqué. Beaucoup diront que c’est ainsi, que la vie est semée d’embuche et que rien n’est facile. Et bien non, désolé, mais es fois, un peu de facilité, ça soulage et ça repose.

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A l’ami qui m’a sauvé la vie.

15 octobre 2010
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La vie n’est pas un long fleuve tranquille, il y a des hauts et des bas, des rencontres et des ruptures.

Il m’est arrivé de me demander si les rencontres sont faites pour durer, les gens sont de passage dans nos vies, les rencontres, elles,  y restent parfois et souvent en sortent. Elles ont une influence sur nos vies, elles contribuent  à nous perfectionner voir nous améliorer. Ils et elles sont là faisant partie de notre histoire.

Il y a un an et un mois très précisément une personne a fait sont entrée dans ma vie et dans mon histoire à un moment où  j’étais au plus mal.

Il à été à mes cotés, me soutenant voire  me bousculant pour que les choses aillent mieux, son action fut bénéfique voire salutaire. Sans lui rien n’aurait été possible. Il m’a offert son cœur, son corps et son âme, donné son énergie pour moi sans jamais la compter. Il a été là physiquement et moralement allant du simple sourire jusqu’à me forcer la main toujours de manière bienveillante.

Comment arriver à croire qu’une histoire si douloureuse par moments mais pourtant si belle puisse maintenant prendre le mot fin. Lui qui me procurait un bonheur incroyable rien qu’en posant les yeux sur moi. Vais-je devoir dire adieu à tout cela ? Rien que d’y penser les larmes me montent aux yeux.

Je dois maintenant faire avec ou sans lui.

Cette rupture me fait poser des tonnes de questions sur moi, sur mon attitude, sur mes actes. C’est bien.

Mais elle m’interroge sur des aspects plus torturés de ma vie, mon traitement. Car lui et lui seul a été en mesure de me mettre le pied à l’étrier. Il fut là et avait les mots, je l’ai fait parce que j’avais un avenir avec lui. Il fallait donc que cet avenir soit le plus long possible.

Et maintenant ?

Il est là, présent, dans mon cœur et n’en sortira jamais. Notre relation doit changer, pour que j’aille mieux, pour que lui soit heureux. Car là est ma préoccupation du moment, qu’il soit heureux. D’autres bras lui sont ouverts, les miens aussi mais ils doivent laisser place à l’amour d’un autre qui lui veut aussi son bonheur.

Je ne suis pas celui qui y a réussit, même si je l’ai toujours voulu.

Mon amour pour lui est sans borne et ne peut s’éteindre. S’il ne peut s’éteindre je vais devoir le mettre en veilleuse dans un coin de mon cœur et vivre avec. Je serais  toujours là pour lui, dans les coups durs et dans les moments de bonheur. En fera t’il de même ?

Surmonter, vivre, lutter contre son VIH ne peut se faire seul, lui était là, au bon moment et de la bonne manière. Tout les doutes qu’il avait éteint reviennent à la surface.

D’un truc en « + » je suis passé à mon truc en « -  »…

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Le tribunal des flagrants délires

28 août 2010
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Le sujet est trop important pour ne pas prendre position et essayer de changer les points de vues en donnant le mien.

Être séropositif, avoir un rapport sexuel non protégé et ne pas dire à son partenaire son statut sérologique est donc constitutif d’une infraction permettant aux Procureurs de la République de poursuivre. Des tribunaux ont confirmés cela en prononçant des condamnations.

Les décisions de justice étant rendus au nom du peuple français, je vais me donner l’autorisation de les commenter. Les Procureurs instruisant dans l’intérêt public, je vais me permettre de le critiquer.

Comme dit une collègue au boulot « il y a baleine sous rocher ».

Apprendre sa contamination où l’envie de revanche

Lors de l’annonce de ma séropositivité, je fus très étonné par l’envie de vengeance  que pouvait éprouver ma mère – dis moi tout de suite qui c’est!-, non et encore non, nous étions deux dans le lit, nous étions deux à ne pas nous protéger. Savoir, poursuivre et me venger ne changera rien.

Je serais toujours séropositif.

Il m’a fallu expliquer en quoi la responsabilité était partagée. Car c’est bien là ce qui peut caractériser -sans les connaître- les personnes assises sur le banc des victimes lors de procès (dont un très récent) pour administration de substance nuisible. Ils ou elles se considèrent comme des victimes d’odieux contaminateurs. Les juges leurs donnant raisons.

C’est nier la spécificité du VIH et la vie -presque- quotidienne des séropositifs. Il n’est pas toujours aisé de parler de son statut sérologique à un partenaire -d’un soir ou non- car la peur justifiée du rejet invoqué devient l’épée de Damoclès de la vie affective et sexuelle des personnes vivant avec le VIH. Il est facile de pointer du doigt celui qui ne dit pas quand très souvent l’autre ne l’est pas plus à l’entendre. Mélangez là le manque de confiance en soi et le déficit de connaissance et vous obtenez le cocktail diabolique d’une possible contamination.

Mais qui est responsable? Personne? Non! Tout le monde? Surement.

Les tribunaux, en donnant le statut de « victime contaminée » induit implicitement -pas tant que ça- l’existence de deux types de malades: les victimes et les responsables (qui ne le sont pas tant que ça à en croire la justice). Ce n’est pas leur rendre service, surtout qu’une victime d’aujourd’hui peut devenir un coupable demain.

Et l’Etat dans tout ça?

Les Procureurs sont responsables de cet imbroglio medico-judicaire. Ils écoutent des personnes avides de trouver des responsables en leur donnant  ce qu’ils veulent: un procès de leur contamination.

De la victimisation, nous passons à la sécurisation de la société. Ce que j’ai mal fait, maintenant que j’en suis « victime », je demande réparation. Dormez braves gens, nous vous assurons  votre sécurité quoi qu’il en coûte, quoi qu’il vous en coûtera, quoi qu’il nous en coûtera.

Poudre aux yeux!

Ce postulat est bien trop facile et est évidement une tactique -quoi que habile- qui reste complètement irresponsable car elle dédouane les pouvoirs publics de leurs responsabilités sur l’échec de ses politiques de prévention et d’information. Aujourd’hui, nous savons tant de cette maladie, si l’information ne passe pas, c’est bien qu’il y a une couille dans le potage!

Si j’étais polémique (non…!) je dirais même que l’État doit être rassuré, les séropositifs s’attaquent entre eux au lieu de demander des comptes au premier responsable! Celui qui baisse continuellement les crédits en matière de prévention et d’accompagnement des personnes séropositives.

Enfin, je doute que les juges soient suffisamment formés sur le sujet, savent ils parfaitement quelle est la vie et le vécu d’un séropositif? Si ces actions en justice doivent se multiplier, le Ministère de la Justice a-t-il le projet de mettre en place une formation à destination des Magistrats pour être à même de rendre la justice en connaissance de cause?

Faire croire que c’est aux seuls séropositifs qu’il revient de protéger l’autre est particulièrement « casse gueule ». La prévention est l’affaire de toutes et tous, des séropositifs comme des séronégatifs.

Ce n’est pas qu’aux séropositifs de demander la capote, mais aussi aux séronégatifs de la proposer.

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Pas de virus à l’Intérieur!

17 août 2010
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Le 23 octobre 2007, c’est le cÅ“ur battant que j’entre comme élève à l’École Nationale de Police de Nîmes. je suis frais, la tête pleine d’envie.

Après un parcours scolaire difficile, j’ai du mal à trouver ma voie professionnelle.

L’impasse!

Il y a des moments, des gens qui comme un éclair de lueur ont le mot qu’il faut, l’idée lumineuse… C’est ce que Marie Françoise aura. Cette femme voluptueuse, douée d’un charme sans faille et d’une fine intelligence me suggère de devenir policier. Imaginez le fou rire! N’étant bagarreur, taillé comme un stylo, je me demande bien pourquoi cette amie si intuitive décèle chez moi l’âme d’une future Julie Lescaut.

« Tu y a toute ta place! »

Ne trouvant pas l’idée si saugrenue que ça, je passe les concours de la police au grade d’Adjoint de Sécurité. je sors de la salle du jury avec les félicitations. L’aventure commence.

L’école de Police est une épreuve, je m’y suis élevé, renforcé… affirmé.

Après ma scolarité à Nîmes, j’intègre un commissariat de banlieue… je retrouve mon 9-3 natale.

Je suis sans ironie « aux anges »

L’activité professionnelle d’un policier est aléatoire, avec des hauts et des bas. le manque criant de moyens, la dévalorisation de la profession sont des facteurs n’arrangeant vraiment rien… mais voilà, le sentiment d’utilité, l’action, le service rendu alimente ma vacation.

Jusqu’au jour où le ciel m’est tombé sur la tête. Une personne m’a jeter -du 3ème étage tout de même- une bouteille de bière -Heineken… ma préférée!- sur la tête. Le passage aux UMJ (Unités Médicao-Judiciaires) étant furieusement rapide, je rentre chez moi avec mon mal de crâne. le lendemain matin ma migraine étant encore là, je vais voir mon médecin, c’est elle qui va diagnostiquer ma séropositivité.

Je reprends le service deux jours après… Que vais je faire? Que vais je dire?

Je demande à rencontrer la représentante de mon syndicat, je lui explique la situation -merde visiblement elle panique intérieurement- elle va se renseigner sur la suite… Je sens d’avance que je vais vivre un grand moment de démocratie professionnelle… Deux jours plus tard, elle me dit que je dois prendre rendez vous avec le Médecin Chef de la Préfecture de Police de paris… -oulà… ça commence à ne pas sentir bon tout ça…!- Pourquoi voir un autre médecin alors que je suis déjà suivi? Qui d’ailleurs me met entre temps sous tri-thérapie.

Lors de mon entretien avec le Médecin Chef, cet homme visiblement bien éduqué, possédant une petite moustache cachant malicieusement une autorité naturelle, je découvre ce jour là qu’il va sans cesse droit au but, sans ménagement. je suis là pour une exemption temporaire de voie publique attendant que mon traitement se stabilise compte tenue qu’assurer une patrouille de trois heures sans toilettes à proximité peut relever du risqué, je ne vais pas être déçu!

N’allant pas par quatre chemins, il m’annonce que je vais définitivement quitter le terrain: « Comprenez moi, vous êtes dangereux »

Et non justement je ne comprends pas!

Les Adjoints de Sécurité sont l’adaptation des emplois jeune dans la police, un concours interne existe permettant aux « ADS » de devenir Gardien de la Paix.

Le médecin est persuadé que je risque de contaminer une personne lors d’une intervention. A croire que le sang coule à flot lors des interventions. Celui ci m’annonce -encore une fois- qu’il s’opposera à ce que je passe le concours interne.

Du jour au lendemain je me retrouve dans un bureau, et sans perspective d’avenir.

Je quitte en 2009 la police avec le sentiment d’avoir été un bon policier ayant servit honorablement l’institution tout en  gardant les valeurs démocratique et humaines qui sont les miennes.

J’y ai rencontré des fonctionnaires de grandes valeurs, compréhensifs car ils savaient eux aussi mais n’ont pas jugé « mon truc en + ».

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