23 Au commencement était le verbe : contaminer | MON TRUC EN +

La bannière doit faire 1005 x 239 pixels

MON TRUC EN +
Les dessus et dessous - chic - d'un virus, par Kévin Gagneul
Dernier Billet
Non classé | 15.01.2010 - 15 h 34 | 36 COMMENTAIRES
Au commencement était le verbe : contaminer

Je fus contaminé un soir, j’étais bourré, et j’ai merveilleusement bien baisé. Le garçon était beau et les orgasmes fantastiques. Voilà pour le tableau, depuis je suis séropositif.

Je vois plus souvent mon médecin que ma grand-mère.

Apprendre ma séropositivité n’est pas le « pire moment de ma vie », il est juste un jour que j’aimerais oublier, mais qui est et sera toujours là, dans ma tête.

Le médecin qui a eu la charge de le faire, est mon médecin traitant depuis 10 ans. Celle ci est une femme sympa, elle n’hésite pas à me bousculer, à me gueuler dessus par rapport au trop grand nombre de cigarettes que je fume, de toute manière elle aime bien gueuler… elle le fait merveilleusement bien sur les dérives administratives de la Sécurité Sociale.

C’est une femme que j’estime.

Ce jour là, elle est différente, elle doit avoir l’habitude d’annoncer des séropositivités, elle est médecin généraliste à Paris, dans un arrondissement populaire… elle doit en voir des séropositifs… forcément…

Elle m’accueille chaleureusement, je sens sur moi son regard bienveillant… elle aurait envie de me faire un câlin que je ne me tromperais pas. Dès le départ elle me dit « Il y a un problème avec vos résultats, j’aurais vraiment aimé ne pas avoir à vous le dire, mais… vous êtes séropositif ». Que dire par Toutatix ; le ciel me tombe sur la tête, que faire ? Pleurer ? Hors de question, elle sent que je ne sais plus quoi dire et faire, elle me demande « il va falloir vous faire suivre, vous avez une préférence d’hôpital ? » Elle me donne la liste des hôpitaux parisiens. Je rentre chez moi, je suis seul.

Je suis en couple depuis quelques mois et nous vivons ensemble. J’aime mon homme, il arrive. J’explose en larmes dans ses bras, il me console en me demandant ce qui arrive. J’ai 24 ans, je vis une merveilleuse histoire d’amour. Je ne trouve qu’une seule chose à dire, répéter presque mots pour mots les paroles de mon médecin « il y a un problème avec mes résultats, je suis séropo… » A ce moment là, un seul mot sort de sa bouche, « merde ! » je pense que j’aurais eu la même réaction. Il est affectueux, présent.

Lui et moi avons la même question, « comment le dire à ma mère ? ».

Présentation : ma mère est née en Tunisie, fille d’une femme de militaire français elle-même née en Tunisie, elle n’a que moi dans sa vie. Elle a quitté mon père 4 mois après ma naissance. Certes elle a continué sa vie de femme, mais elle a tout misé sur moi. Je suis son tout, je suis son but. Faire de moi « quelqu’un de bien ». Je lui ai dit très tôt  que j’aimais les hommes, elle n’y a vu aucun problème, juste une information donnée. Elle a été à mes côtés et a tout fait pour que je ne souffre pas de ma « petite différence ». Mais là, c’est autre chose, elle est la marraine d’un enfant ayant eu des problèmes de santé, elle sait donc que les hôpitaux, la maladie, ce n’est pas drôle, et puis… je suis son fils…

J’ai commencé par le dire à ma grand-mère, c’est une femme de caractère, mais toujours bienveillante. Elle est effondrée, mais elle reprend le dessus, et est d’accord, l’annoncer à ma mère ne va pas être une paire de manches. Elle m’assure de son soutien, j’entends les sanglots dans sa voix. Elle sera celle qui tiendra toujours le coup.

Le téléphone sonne, ma mère savait que j’avais un examen sanguin. Il est incroyable de constater qu’une femme dès qu’elle devient mère connaît « instinctivement » le Vidal par cœur. Je n’ose pas le lui dire… elle fait le premier pas, je recule… et elle fonce. Elle me fait un inventaire complet de toutes les pathologies existantes. Je sens qu’elle n’ose pas dire le mot, parce qu’elle doit se douter. Et enfin elle le dit « SIDA ? » Ma réponse est aussi courte « oui ». Comment décrire sa réaction, un cri sourd, mouillé par des larmes sans fin. Je ne sais quoi faire, elle n’est pas là, si j’avais été en face d’elle le l’aurais pris dans mes bras pour la rassurer et lui dire que tout va bien. Elle me demande de raccrocher. Elle a besoin de réfléchir, de se reposer. Le lendemain j’appelle mon médecin traitant, celle-ci est aussi le médecin de ma mère.  Elle va suivre de près ma mère.

Quant à moi, je vais bien.

Ma vie de couple en prend un coup. Indépendamment du VIH, nous nous séparons. C’est difficile, douloureux. Des mois passent, je décide qu’il était temps de reprendre ma vie. Je rencontre des garçons, je fais l’amour, je baise même. Un garçon me plait, je lui fais la cour, pendant des mois. Un soir nous nous croisons en boite, il m’embrasse tendrement, nous passons une merveilleuse soirée dans les bras l’un de l’autre. Autour d’un verre je décide de lui dire, « tu sais, je suis séropositif ». Il est désolé, presque effondré. La nuit passe, nous nous sommes bien amusés, ne voulant pas l’embarrasser, ne voulant pas que la question se pose, je décide de rentrer chez moi. Le lendemain, un message sur mon portable « je ne pourrais pas porter avec toi cette charge, j’ai trop peur ». Ce jour là, je sais que je vais devoir faire avec… mon truc en +.

LES réactions (36)
Au commencement était le verbe : contaminer
  • Par Kim Sumi 16 Jan 2010 - 18 H 27

    Très joli premier billet
    Sensible et émouvant à souhait
    On rentre de suite dans le vif du sujet

    (^_^)

     
  • Par Leto 16 Jan 2010 - 18 H 28

    Ravi d’une plume aussi agréable et juste sur un sujet aussi difficile. Très bon article.

     
  • Par Adeline 16 Jan 2010 - 20 H 55

    Que dire de plus, c’est le commencement d’un blog prometteur, tout en finesse, avec des phrases rythmées, une pointe d’humour, malgré la gravité du sujet. J’espère que grâce à tes mots, certains comprendront mieux et que certains préjugés tomberont. J’espère aussi que ça t’aidera toi et tous tes proches. Tu es un exemple pour nous tous. LoVe.

    A.

     
  • Par Maude ML 16 Jan 2010 - 21 H 09

    Ton post me laisse sans voix… Je suis émue, touchée par ton témoignage, utile, sensible, sans détour. Il y a bien des gens qui auraient besoin de lire ces mots pour comprendre et arrêter de mépriser les homos et les séropos. Bon courage Kévin, et continue à l’assumer, en espérant que la société change son regard…

     
  • Par PhilHotFrench 17 Jan 2010 - 2 H 55

    toute mon amitié Kevin.
    j’ai toujours apprécié ta fantaisie alliée à ton sens du réel, politique et social.

    bon, ce qui t’est arrivé est triste, c’est trop con.
    je suis toujours quand des amis (en rut) sortent en disant (ou sans le dire) vont se bourrer la gueule ou prendre X trucs…
    j’espère donc que tu es VRAIMENT bien suivi.

    bises

    Ph.

     
  • Par Mr.v 17 Jan 2010 - 13 H 01

    ça touche vraiment! Et le plus étonnant… Les réactions, les mots sont les mêmes! Un monde s’écroule pour laisser place à un nouveau, plus médicalisé, moins insouciant, plus sain, plus responsable…
    La peur s’installe et même si l’on a deja lu des info sur le sida, etc… on se rend compte que l on ne sait rien… De nouveaux gestes de la vie quotidienne apparaissent: les gants mapa dans la pharmacie au cas ou je me blesse… mon rasoir planqué pour éviter que mon frere le prenne…
    Et en fait je crois que c est vraiment ca le ressenti:comme tout le monde mais avec un truc en plus…

     
  • Par Sand Shine 17 Jan 2010 - 17 H 21

    Au détour de ton histoire , qui est aussi celle de tant d’autres ou peut devenir un jour de hasard comme le tien celle de tant d’autres qui ne le savent pas encore … Tu trouves les mots , tu les assumes ,tu les vis … Merci pour ce partage d’émotions 😉

     
  • Par Fafa 17 Jan 2010 - 18 H 54

    c’est très émouvant. bravo pour ce beau texte témoignage avec ce style léger qui n’enlève rien à la gravité de la situation.

     
  • Par Yauty 17 Jan 2010 - 23 H 46

    Un grand bravo à toi, qui manie les mots aussi bien que sa vie on dirait. Hâte de te relire au plus vite. Touché par ton post, je ne sais pas quoi dire de plus que « beau ». 😉

     
  • Par allysoleil 18 Jan 2010 - 21 H 30

    Kevin, je suis touchée par ta confidence qui fait aussi office de prévention et de soutien compréhensif envers toutes les personnes qui sont touchées directement ou indirectement par le virus du Sida. Je suis étudiante et aussi assistante de langue française en italie et j’ai tenu à faire de la prévention sur les M.S.T., sur le Virus du Sida, mes élèves m’ont entendu et j’espère qu’ils m’écouteront, qu’ils t’écouteront. On a besoin de témoignage comme le tien qui me semble aussi riche d’amour… Aimons-nous! Love à toi et à toutes les personnes qui t’entourent . Love à toutes les personnes qui défient le tabou

     
  • Par yoop! 19 Jan 2010 - 8 H 35

    Tu as du courage ; parler de ce sujet n’est certainement pas une affaire facile, mais tu le fait ; Et plutot bien.
    Je trouve cette demarche admirable, et la simplicité des propos devrait aider certaines personnes a entamer la demarche de dialogue. Un bel exemple

     
  • Par Pierre Bab 19 Jan 2010 - 12 H 11

    Merci Kevin pour ce touchant témoignages qui résonne trop en moi.
    Bisou.
    P

     
  • Par Stef 25 Jan 2010 - 18 H 06

    Bonjour Kevin,

    je vis depuis 30 ans avec mon compagnon seropositif depuis 20, nous aussi nous avons choisi de ne pas se cacher et de nous battre.. mais en te lisant je me rends compte que la blessure est tjr à vif… Comme le dit ton medeçin tu profiteras de ta retraite, mon copain en profite bien aujourd’hui…je suis convencu que , quand on le peut et on en a le courage il faut tjr regarder devant soi ..le visage découvert, nous ça nous a aidé..

    en avant

    Stef

     
  • Par Bleu de Lui aujourd'hui - 3 H 02

    Ma Burqa à moi est invisible…elle s’appelle SIDA.

    Je suis ému en tout point avec ce témoignage. Lorsque j’ai cherché Kevin L. sur Google, beaucoup d’info avant ce post.

    Il n’y a rien de plus beau que le courage d’un homme, qui, en accord avec lui-même, et ceux qui l’aiment, assume sans revendiquer, énonce sans dénoncer, évoque sans étaler…

    J’ai eu l’opportunité d’écrire une chanson « J’ai rêvé d’un monde où les hommes… »

    Je ne pensais pas que mon rêve soit un jour exaucé…

    Comme m’ont soutenu mes ami(e)s…ne dis pas merci, dis encore…

    Ton obligé Kévin

     
  • Par Alex aujourd'hui - 16 H 55

    Salut et chapeau !!
    Moi je n’ai toujours pas réussi à l’annoncer à ma famille et ça fait presque 19 ans que je vis avec le VIH… et c’est exactement ça ; j’accepte ma séropositivité mais je ne l’assume pas vis-à-vis des autres…
    Je trouve que tu parles bien du sujet sans employer des mots pompeux et surtout avec une points d’humour, tout en restant respectueux de la gravité du sujet…important l’humour…
    A bientôt.

     
  • Par Juvénal 29 Jan 2010 - 1 H 05

    Merci Kévin Gagneul de soutenir cette idée que les séropositifs doivent accepter leur maladie voire même se faire accepter dans la communauté.

    Je m’appelle Juvénal NTANDIKIYE je suis séropo comme vous depuis 22 ans. A la seule petite différence que je suis hétérosexuel.

    Je suis originaire d’un pays d’afrique le Burundi, l’annonce de ma séropositivité a été un calvaire. D’abord j’ai fait la prison, j’ai suspendu mes études universitaires par la simple raison que j’étais séropositif.

    Ensuite j’ai été rapatrié dans mon pays manu militari parce je faisais mes études universitaires en chine.

    Enfin je débarque dans mon pays sans bagage devant ma famille et tout mon entourage qui ne m’avaient pas vu pendant trois ans. L’inquiétude se lisait à leur visage dès mon arrive au Burundi.Pourquoi je rentre avant la fin de mes études.

    Finalement, le silence a été très pesante sur moi, je n’avait pas de grandes épaules pour porter ce lourd fardeau moi seul.

    J’ai décidé de devenir public du jour au lendemain parce que j’étais agacé par le regard et le jugement que les Burundais portaient aux séropositifs.

    Mon idée c’était de démystifier la maladie. J’ai parlé que je suis séropositif pour la première fois à la télévision burundaise à visage découvert et j’ai bouleversé tous les burundais.Tous les codes de communication sur la maladie ont changé.

    C’est beaucoup d’histoire qui s’en est suivi. Si vous voulez la suite, contactez-moi c’est très émouvant. C’est très bien d’en parler.

    En conclusion je me trouve ici en France pour des raisons de soins ou je suis un refugié thérapeutique sans droit sauf le droit aux soins et beaucoup de devoirs.

     
  • Par Dragan 07 Fév 2010 - 21 H 58

    Bon courage, l’ami.

     
  • Par Harry 04 Avr 2010 - 3 H 43

    Première rencontre.
    Tant de choses ont déjà été dites… je ne vais pas en rajouter. Alors, juste :

    Enchanté Kévin, et très bon courage.

     
  • Par Patricia 19 Mai 2010 - 18 H 25

    Bonjour Kevin,
    C’est en faisant des recherches sur l’origine du langage, que je suis arrivée ici.
    Je ne peux me résoudre à quitter cette page sans vous faire part de ma grande émotion à la lecture de votre article qui est précis comme un acte chirurgical.
    Mettre des mots sur les maux est essentiel et d’autant plus lorsqu’il s’agit de vivre avec une maladie telle que le sida qui réveille en ceux qui la portent comme en ceux qu’ils rencontrent, la peur de la mort, tapie au fond de chacun-e de nous et mère de toutes les peurs.
    Briser les tabous, faire changer les mentalités, votre témoignage y contribue et je vous en remercie. Car,je sais pour avoir accompagné des personnes séropositives, que certaines d’entre elles souffrent autant si ce n’est parfois davantage, au niveau émotionnel, du rejet, des discriminations et de la solitude que du fait d’être porteur de ce virus.
    Tous mes encouragements.

     
  • Par ma 05 Juil 2010 - 16 H 42

    merci

     
  • Par rodrigue 17 Août 2010 - 9 H 59

    kevin, vraiment un article authentique, clair et émouvant. courage à toi et à bientôt

     
  • Par jcm 30 Août 2010 - 11 H 19

    Jamais je n’aurais traumatisé ma mère en lui avouant ma séropositivité si j’avais eu à lui dire aujourd’hui. Lui avouer, c’est la traumatiser parce que la désinformation est complète sur le sida, à cause de la prévention plus serophobe que jamais .
    le sida,le vrai, c’est fini. Je sais qu’il ne menace plus ma vie, et quand j’attrape des morpions je ne vais pas l’avouer ou réclamer l’aide de ma mère. Informer ma mère, ce serait me venger d’elle , jouer avec sa peur sous prétexte de réclamer de l’aide alors que je ne risque plus rien : jeune homme , examinez votre inconscient : qu’avez-vous eu besoin de terroriser votre mère , alors que vous devez savoir qu’aujourd’hui vous n’êtes ni menacé ni contaminant, pour peu que vous soyez en charge virale faible, et que vous pouvez vivre en couple avec un séronégatif même sans ùmettre de capote, ainsi que je le fais avec mon ami qui est toujours séronégatif ?

    Quant au besoin de se venger de quelqu’un qui vous aurait contaminé alors que vous étiez ivre et expliquer votre part de responsabilité ? certes , certes, votre responsabilité est en réalité totale et la seule que je considère, ainsi que mes compatriotes qui ne donnent pas un rond raison au sidathon pour cette excellente raison.

    Séropositif depuis plus de 25ans, absolument tout nous sépare, et la seule chose qui m’intéresse est de faire plonger toux ceux qui occultent que les séropositifs soignés en charge faible ne sont plus contaminants.

    les rapports sans préso avec un séropositif peuvent être parfaitement protégés, aussi bien qu’avec un préservatif ( la seule diufférence est que le quasi risque zéro avec le préso est aussi crédible que le risque zéro avec la chasteté et la fidélité : pure théorie.

    n’avez vous pas remarqué que vous appartenez à une structure qui entretient le mensonge sur la transmissibilité du virus par les séropositifs et que vous êtes directement impliqué dans un double phénomène :
    -stratégie d’exclmusion des séropositifs
    – complicité de contamination active par occultation d’informations essentielles pour les séropositifs ( non transmissibilité liée à la prise des traitements ).

    bref, dans ce sujet sur la pénalisation, vous avez parlé de tout sauf de l’essentiel.

    la chanteuse allemande, rassurez-vous , ne passera pas une journée de plus dans sa prison : tout est sursis . Et pour ce qui est de la récidive, ne craignez rien : elle ne mettra pas plus de capote demain qu’hier, avec cette différence . Elle sait, ce qu’elle ne savait pas, comment ne plus être contaminante même sans préservatif.

    Si vous imaginez un seul instant que ce genre de compte rendu sur les procès soit capable de la moindre influence dans ma propension à afficher mes rapports protégés sans capote APRES COUP à mes partenaires, vous vous trompez : d’autres m’imitent désormais.

    Dire après et non avant un rapport sa séropositiviuté est désormais la stratégie gagnante pour faire connaitre le rapport Hirschel et la certitude de notre « bon droit ».

    *************************

    j’espère , Kevin, que vous voyez la différence entre un séropo courageux et un phil86 ou vous-même.

    jean-christophe Marie, la Rochelle ( et dans l’annuaire ).

     
  • Par Kévin Gagneul 02 Sep 2010 - 14 H 54
    Photo du profil de Kévin Gagneul

    Cher jcm,

    Vous pouvez considérer qu’il n’était pas utile de parler de votre séropositivité à votre mère. C’est un point personnel et entièrement respectable. Il n’en demeure pas moins que votre verbiage que vous venez de me vomir dessus lui ne l’est pas. Mais si j’ose dire, je ne doute pas une seconde qu’elle (me mère) prendra un malin plaisir à vous répondre.

    Quand au fond de votre commentaire.

    Je n’ai à aucun moment parlé de vengence à l’encontre du garçon qui m’avait contaminé. J’ai juste parlé de la possiblité de vouloir trouver un responsable. Et dans tout les cas, celle qui avait plus que moi ce sentiment de vengence c’est ma mère et non moi, venant d’une mère c’est totalement compréhensible à moins d’être dénué de sentiment.

    J’appartient à une structure qui entretient le mensonge? Je suis curieux de connaitre le nom de la structure…

    Bref, monsieur dans votre commentaire vous avez beaucoup parlé sans dire grand chose.

    Très cordialement

     
  • Par dieu 15 Avr 2013 - 16 H 10

    Tu es tellement débile!! pauvre merde!

     
  • Par Kévin Gagneul 22 Avr 2013 - 15 H 27
    Photo du profil de Kévin Gagneul

    Merci Dieu pour ce commentaire constructif.

     
  • Par Le Petit Pop 21 Août 2015 - 14 H 48
    Photo du profil de Le Petit Pop

    Un texte magnifique, simplement beau, et encore plus émouvant aujourd’hui…

     
  • Par La Danseuse Folle 21 Août 2015 - 15 H 26

    Bravo pour ton courage et ta force. Ecrire donne du courage et aide parfois à reprendre le dessus . Je t’envois ma tendresse, LDF

     
  • Par Bizbiz 21 Août 2015 - 21 H 19

    Bonsoir,

    Je suis très touchée par votre témoignage. J’ai rencontré les premières personnes atteintes de cette maladie en 1985, des amis partis pour le plupart, on ne connaissait pas grand chose. J’ai des amis seropo et je les remercie de m’avoir informé. Je ne les aime ni plus ni moins mais je suis là si besoin est, une telle maladie c’est comme un handicap : on vit avec, on accepté jamais. Je suis Maman de 4 enfants et une Maman à besoin de savoir de ses enfants, le pire comme le meilleur. Être Maman c’est savoir être disponible pour ses enfants, partager le fardeau lorsqu’il est trop lourd à porter. Mon fils aîné à 22 ans, il est porteur d’un handicap et parfois, il craque et me dit qu’il préfère mourir que de continuer à subir ce handicap. Je suis déchirée de part en part mais je reste à son écoute, je le relève et ça repart. Mais si il s’agissait d’une maladie, qu’un de mes enfants ne m’en parle pas, dans un moment de douleur ne pourait il pas se sentirait seule et passer à l’acte ? Bravo pour votre courage, prenez soin de vous et n’oubliez que pour nous Mamans, notre plus belle histoire d’amour, c’est vous.

     
  • Par mado Lauriane 22 Août 2015 - 15 H 37

    Très touchant. .j ose espéré que celà puisse faire changer les gens et leurs à prioris ..
    Car celà n est plus une fatalité et ont en vie.
    Provites à fond de la vie et bien de choses toi..

     
  • Par stephan 22 Août 2015 - 18 H 15

    un jour un billet , aujourd’hui un faire-part! c’est grâce à des gens comme Kevin que je suis engagé dans la lutte contre le VIH.
    Malheureusement on ne gagne pas toujours!

     
  • Par Ithamar Ben Knaan 22 Août 2015 - 18 H 39

    Pendant presque toutes les années 80, j’ai vécu avec un mec. Mon premier mec. Nous nous sommes séparés en 1989. Il a un peu trop fait la java et m’a annoncé sa séropositivité. Ce même jour, je lui ai proposé de boire un pot chez lui. Et, je lui ai fait la danse des 7 voiles jusqu’à faire l’amour. C’était ma manière de lui dire que je l’aimerais toujours…nous avons chacun vécu notre vie, mais notre lien ne s’est jamais relâché.

     
  • Par SiegfriedQc 22 Août 2015 - 23 H 17

    Repose en paix, Kévin.

     
  • Par Tu délire ?? 23 Août 2015 - 0 H 17

    ptn le pauvre gosse a 32 ans 🙁

     
  • Par Angélique 23 Août 2015 - 0 H 19

    c’est tellement triste ptn 🙁 #RIP

     
  • Par cardon 28 Août 2015 - 11 H 56

    Très beaunn1nn1nn1

     
  • Par Artical Don 24 Nov 2015 - 11 H 58

    Très vaillant militant, guerrier… un témoignage fort poignant qui encourage tout séropo et aide bien sûr à lutter contre la honte dont le public ignorant essaie de frapper les souffrants. Ça va très loin dans sa mission de dédramatiser l’infection au VIH et le sida, aidant à minimiser la sérophobie.

     
  • ajouteZ VOTRE réaction
    billets précédents
    Non classé | 11 h 00 | 0 COMMENTAIRE
    Non classé | 11 h 50 | 3 COMMENTAIRES
    Non classé | 4 h 32 | 2 COMMENTAIRES
    Non classé | 2 h 52 | 19 COMMENTAIRES
    Non classé | 10 h 23 | 95 COMMENTAIRES
    Non classé | 6 h 56 | 30 COMMENTAIRES
    Non classé | 2 h 03 | 5 COMMENTAIRES
    Publicité