Tapons nous les uns des autre.

C’est bien ce leitmotiv qui ensorcèle la « communauté » LGBT en ces temps particulièrement ensoleillés, il faut dire qu’il tape fort le bougre.

Nous toutes et tous #transpédégouine passons notre temps à critiquer les uns, les autres, l’une ou l’autre. « Il a dit ça, elle fait ceci » à croire que finalement, le passage de l’enfance à l’age adulte ne doit pas se situer là ou nous pourrions le croire. Bref, tout LGBT que vous êtes, vous confirmez une chose: « L’homosexualité, ça guérit pas de la connerie ».

Et comme la connerie ça se partage, partageons.

Pendant que les critiques contre l’affiche de l’Inter LGBT fusaient, j’étais comme un… coq en pâte. Je ne pouvais cesser de me demander comment une telle affiche (quoi que très discutable) pouvait provoquer autant  de haine, si ce n’est de la bêtise.

L’utilisation du mot bêtise cible ici (soyons courageux) le représentant de l’association le Refuge qui crois que c’est en utilisant le poison de l’homophobie qu’il va réussir à lutter contre, n’est pas Mithridat qui veut. C’est bien d’avoir créé une association dont le but est louable à souhait, mais si la dite association est là pour vilipender et permettre à son dirigent de vomir de grossières erreurs sinon d’être presque follophobe alors le mot usité par la « rue arabe » lui va très bien: DÉGAGE.

Je viens là de faire par moi même la démonstration de la situation actuelle, 17 lignes après dans un blog sur le VIH et je ne parle pas de VIH.

Syndrome de Stockholm quand tu nous tiens!

Puisque ce blog est là pour parler du VIH, et que la mode est à la critique artistico-militante, je vais tenter ici de me lancer dans le jeu, mais sur d’autres visuels bien sur (j’adore le poulet, mais jusqu’à un certain point!), le VIH fait « vivre » nombres de graphistes et d’agences en communication, ça va saigner.

Le SNEG et l’agence TBWA-MAP

Ils nous offre un visuel particulièrement croustillant, celui ci reprend les couleurs arc en ciel composé de cachets (une trithérapie surement) accompagné de la question qui tue: « Notre fierté? »

Étant donné qu’il n’est généralement jamais bon de jeter le bébé avec l’eau du bain, nous ne pouvons que nous féliciter de la mobilisation des entreprises « de convivialités » sur le sujet, à force d’y consommer, nous ne pouvions pas en attendre moins. Mais vouloir faire, ce n’est pas forcément bien faire, en effet, le visuel en lui même est une réussite, et comme toutes belle surprise il arrive qu’un grain de sable fasse retomber le soufflet. La question « Notre fierté? » est en trop, mais alors VRAIMENT en trop. Je me souviens de ma réaction en découvrant en boite ce visuel, je fus atterré, ulcéré presque humilié.

Connaissant certaines personnes au SNEG, je ne doute pas une seconde qu’il n’y avait pas malice, mais pour le coup, c’était raté.

Comment peuvent-t-ils nous poser cette question?

Si nous partons du principe que le contraire du mot « fierté » c’est « honte », je dois avouer m’en poser moi même des questions…

Avons nous honte de « nos » séropositifs?

Parce que les gays furent (sont) particulièrement touchés par le sujet, serions nous entrés dans un état de trop plein et que « ça suffit, maintenant ils commences à nous faire chier ces pédés séro+ »? Au lieu de se demander si nous devrions être fier ou non, il eut été plus judicieux d’affirmer « positivement » la présence des personnes séropositives, non pas pour inciter ou prôner la baise sans capotes, mais bien pour lutter contre la sérophobie, car c’est là ou le bas blesse,  il y a, il existe « en notre sein » une sérophobie latente quand elle n’est pas flagrante…

Enfin, je vais répondre à la question, oui je suis fier, oui je suis fier qu’en France (encore pour le moment) nous ayons accès aux trithérapies, car je n’oublie pas qu’ailleurs ce n’est pas le cas.

Enfin AIDES.

Il y a quelques jours, je naviguais sur mon Facebook quand sur le mur d’un ami je vois le lien d’une vidéo de prévention (enfin, je le suppose) de l’association AIDES « Clever Dick ». La curiosité me pique au vif.

Un garçon (charmant au passage), qui visiblement fait des merveilles avec sa bite. Il peut résoudre une équation, signer des autographes et must du must, désamorcer une bombe… tout ça avec son frifri… DINGUE.

Alors un moment donné, il passe à la casserole le garçon (enfin un peu d’action!), il est en train de peindre, la mannequin lui fait des signes pour qu’il aille la rejoindre. Elle lui met la capote (tout ça suggéré). Un « slogan » de fin pour conclure cette œuvre cinématographique:

« Clever dick protect themselves » (Les sexes intelligents se protègent)

Merci du sous titre, car moi je parle pas une broque d’anglais, bah ouai, désolé j’ai fais allemand première langue.

Je sais pas, je pige pas, les autres sont bêtes? Parce qu’encore une fois, si je prends le mot inverse d’intelligent, c’est « bête ». Quand je vois l’ensemble du film, effectivement, à force de prendre les gens pour des cons, ils risquent de le devenir…

 

30 ans de lutte, 30 ans de militantisme, 30 ans d’expérience pour en arriver là… SHAME!