Voilà trop longtemps que je n’ai pas posté d’article, un rythme à reprendre…

 

Il y a une une semaine, j’ai passé un entretien d’embauche.

 

Pour mémoire, j’ai déjà un taf, la vie est presque belle, sauf que je sais bien que ce boulot là n’est pas pour toute la vie. Alors, je cherche « ailleurs ».

Entre temps, je me suis dis, quitte à avoir des droits, autant les faire valoir,  suis séro+, la reconnaissance « travailleur handicapé » est… « de droit ».

Va t’y pas que je me dirige vers la MDPH (Maison Départementale des Personne Handicapées) de Paris, bon, j’y arrive, je d&pose mon dossier… c’est de droit, donc… pratiquement automatique (me dis’je), et bien non, ça va prendre quelques mois… (11 mois me dit la préposée…). Ça, c’est fait…

Y a une boite, qui me plait, à mes yeux le top du top.

 

Je postule.

 

Un petit coup de main, et zou mon CV s’en va. L’épreuve du CV, une torture, rédiger, actualiser, formater sa vie professionnelle, un calvaire…

Quelques jours après, un coup de téléphone, c’est la dite boite, ils veulent prendre rendez vous. Ni une ni deux, c’est bouclé.

Je stress (normal), suis tiré à 26 épingles (comme d’hab’), suis à l’heure (ni normal, ni comme d’hab’).

Deux personnes me reçoivent, un entretien normal, à un détail prèt. Lors de mon entretien, la DRH me dit « j’ai eu vent de votre statut COTOREP » (ancienne dénomination de travailleur handicapé). J’explique tout d’abord que ce sigle n’existe plus histoire de me mousser un peu… et j’explique qu’administrativement « pas encore » mais que… « cela va arriver ».

Lors de notre entretient, elle fut très interrogative sur les raisons qui ont faits que j’ai quitté la Police…

Une fraction de seconde passe et je me lance…

 

« Je vais être franc avec vous, bien que la Loi me protège, je suis séropositif ».

 

Elle ne fut pas « surprise », non pas que cela soit visible (quand bien même) sur mon visage, mais en fait je crois qu’elle s’en foutait royalement…

Nous en parlons, un peu. Aucune question, mon état de santé, les médocs, la maladie… bref, c’est un non sujet.

Une heure d’entretien, je repars, le coeur battant, en me disant « cool… ».

Une semaine après, je passe une second entretien… bien… le directeur me présente le poste, une heure après, la question qui tue:

 

« Vous commencez quand? ».

 

J’ai démissionné, jeudi matin j’ai un nouveau boulot.

La discrimination des personnes séropositives existe, elle est plus grande, bien plus grande, au boulot, dans la vie, au lit… mais des fois, il est bon de parler des bonnes expériences. Etre séropositif, est un état de santé, pas une complication professionnelle.

 

Comme dit des fois un ami « La vie est belle »… en +.