Beaucoup ont été choquéEs des propos de François Hollande ce soir devant le Congrès des Maires de France.

 

Nombreux, nous avons via le site de l’Elysée envoyéEs un courrier à la présidence de la République.

Bien que cela n’a rien a voir avec le vih ou la séropositivité, les luttes sont liées

 

« Monsieur le Président de la République,

Vous venez de « reconnaître » un droit de conscience aux Maires concernant l’ouverture du mariage pour les couples de même sexes.

Cet engagement, le votre, symbolisant une immense avancée (d’autres sont encore à faire, mais celle ci est importante) est aujourd’hui entachée par l’outrance et l’insulte.

Ce week end, des manifestations oû des propos insultants, graves voir des délits ont été à regretter.

Nous sommes présentés comme des dangers, des sous citoyenNEs, des pervers, bref, des gens qui ne mériteraient aucun respect.

Cela est assez, je ne supporte plus cela et vous deviez agir.

Au contraire, vous avez validé l’idée que cette avancée pouvait être à géométrie variable. Et ce n’est pas acceptable.

Accorder une « clause de conscience » qui juridiquement est creuse étant donné qu’aujourd’hui, déjà, la plupart des mariages ne sont pas célébrés par les Maire mais par leurs Adjoints ou par délégation aux Conseillers municipaux, vous êtes rentré dans leur « jeu » qui pour moi, pour nous n’en est pas un.

Au lieu d’affirmer, fermement votre détermination, vous avez donné du terrain à vos détracteurs, à nos opposants. C’est politiquement mal pensé et au final vous n’en sortirez pas plus grand, voir même abaissé, nous ne retiendrons de vous que cette faiblesse au lieu de vous reconnaître être celui qui aura ouvert le mariage à toutes et tous.

Monsieur le Président de la République vous êtes en train de perdre une bataille et votre victoire sera misérable.

Veuillez croire en mon consciencieux respect.

Kévin Gagneul »

 

Le 16 décembre, manifestons pour nos droits, pour notre respect, pour nos amantEs, nos futurs compagnes et compagnons, nos parents, nos enfants et nos futurs enfants, pour nos amiEs, pour nous aussi.